Gouttières et toiture : les bons gestes pour prévenir les infiltrations d’eau

infiltration

Une infiltration d’eau, ça commence rarement par un déluge. Ça s’installe en douce: une gouttière bouchée, un joint fatigué, un écoulement qui prend le mauvais chemin. Ajoutez la pluie et les feuilles mortes, et vous avez le cocktail parfait pour que l’eau s’invite par la toiture. L’automne, c’est la dernière occasion pour repérer les faiblesses et intervenir avant l’hiver. Une fois la neige arrivée, impossible de les détecter. Et c’est au dégel que les dégâts surviennent. Un peu de prévention maintenant, et on s’évite de mauvaises surprises printanières.

Un coup d’œil à la toiture

L’inspection de la toiture est un incontournable de votre routine d’entretien automnal. Pas besoin de grimper : avec des jumelles, vous pouvez repérer la plupart des signes d’usure depuis le sol ou une fenêtre en hauteur. Vous pouvez aussi jeter un œil au grenier après une averse. Un bon moment pour détecter une infiltration discrète. 

À surveiller dehors :

  • bardeaux gondolés, fissurés, dégradés ou manquants
  • perte importante de granules, laissent la surface lisse ou luisante
  • solins rouillés, décollés ou déformés
  • joints craquelés autour des cheminées, lucarnes ou évents

Et à l’intérieur : taches jaunâtres, peinture écaillée ou odeur persistante d’humidité dans le grenier

Si la toiture est plate, assurez-vous que le drain est bien dégagé : une eau stagnante se transformera en glace et ajoutera un poids dangereux à la structure.

Si vous constatez un problème, intervenez rapidement. Remplacer quelques bardeaux ou refaire un joint d’étanchéité est simple et abordable. Mais quand les dommages sont étendus, mieux vaut confier le travail à une entreprise spécialisée en toiture.

Les gouttières, classique de l’entretien automnal

Avouons-le, nettoyer les gouttières, ce n’est pas la tâche la plus excitante. Mais quand on pense à l’entretien préventif, c’est sans doute l’un des gestes les plus payants.

Des gouttières obstruées par des feuilles peuvent déborder et rediriger l’eau contre les murs et les fondations. Assez pour provoquer des fissures et augmenter les risques d’infiltration.

On enfile donc des gants, on sort l’échelle et retire tous les débris. Ensuite, on teste avec le boyau d’arrosage pour voir si l’eau circule bien. Idéalement, elle devrait s’éloigner d’au moins 2 mètres des fondations.

Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas :

  • installer des protège-gouttières pour réduire la fréquence du nettoyage
  • vérifier la solidité des fixations : une gouttière desserrée ou affaissée cède vite sous le poids de la glace ou de la neige
  • resserrer vis et supports au besoin

Un accident est si vite arrivé

Quand on travaille en hauteur, une surface glissante, un mouvement réalisé à bout de bras, et c’est la catastrophe. Quelques rappels :

  • Installez votre échelle sur du plat et du stable.
  • Demandez à quelqu’un de rester au sol pour tenir l’échelle.
  • Évitez de monter sur le toit si la pente est raide ou si la météo est mauvaise.
  • Ne prenez pas appui sur les gouttières : elles ne sont pas faites pour supporter le poids

Mieux vaut prendre 2 minutes pour s’installer que de se taper des semaines de convalescence.

Vérifier les zones sensibles

Les joints de calfeutrage des fenêtres, portes, puits de lumière ne durent pas éternellement. Craquelés, secs ou décollés, ils laissent entrer l’eau et l’air froid. Quand ils ont fait leur temps, refaites-les sans tarder avec un scellant extérieur en silicone ou polyuréthane, mieux adapté à notre climat.

Autres signes à surveiller : condensation entre les vitres, petites moisissures dans les coins, peinture qui s’écaille.

Et tant qu’à faire…

Profitez de votre tournée d’inspection pour faire le tour de la maison et jeter un coup d’œil à tout ce qui pourrait ouvrir la voie à l’humidité et à l’air froid. 

  • Fondations – Recherchez fissures, crépi fendillé ou eau qui stagne après la pluie. De petites brèches peuvent être colmatées avec un produit d’étanchéité. Astuce: marquez leur longueur au crayon et vérifiez au printemps si elles se sont agrandies.
  • Revêtement extérieur – Un défaut repéré tôt se corrige facilement, plutôt que d’attendre que l’eau ou la neige s’y infiltre.
  • Portes et fenêtres – Des coupe-froid usés se remplacent aisément. En plus d’augmenter votre confort, ils vous aideront à réduire votre facture de chauffage.
  • Sorties d’eau extérieures – Retirez les boyaux d’arrosage et fermez la valve extérieure. Vous éviterez que l’eau gèle dans les conduites.

Quand passer le relais aux pros

Certaines situations exigent de l’expérience et de l’équipement. Une toiture très pentue, un toit plat complexe ou des dommages importants méritent l’intervention de couvreurs. 

Une inspection professionnelle avant l’hiver permet de :

  • vérifier les zones rarement accessibles
  • savoir quelles réparations sont à faire et quand
  • réaliser les interventions urgentes rapidement

Et en prime, un pro vous remettra un rapport officiel. Utile si vous devez un jour faire une réclamation d’assurance habitation.

Un samedi passé à vérifier toiture, gouttières et joints, c’est peu comparé aux maux de tête (et aux coûts) que peut provoquer un dégât d’eau. En plus, c’est l’occasion de prendre l’air et de clore la belle saison en sachant que la maison est fin prête pour l’hiver.

Publié le 1er octobre 2025